Augmenter son estime de soi

améliorer l'estime de soi
estime de soi

Augmenter son estime de soi


Nous entendons souvent parler des bienfaits que pourrait représenter le fait d'augmenter son estime de soi. Mais dans les faits, qu'est-ce que ça représente et surtout, comment définir ce concept?

Qu'est-ce que l'estime de soi?

Il s'agit du sentiment ou de la conviction d’avoir de la valeur en tant que personne.

C’est sentir que l’on mérite le respect, le succès et le bonheur. On peut avoir une estime personnelle développée ou encore présenter des faiblesses sur ce plan. Ce concept est un proche cousin de la confiance en soi, celle-ci liée au sentiment d'être capable d'accomplir des choses. Le sentiment d'être une personne de valeur est influencé par différents facteurs, en commençant par des prédispositions génétiques, en passant par l’éducation que l’on a reçue et par les expériences que l’on a vécues.

estime personnelle

Pourquoi améliorer son estime de soi


L’estime de soi est associée au bien-être. En effet, des études scientifiques montrent que l’estime de soi peut prévenir la dépression et l’anxiété1,2, est associée à un niveau moindre d’hostilité et de comportement violent3, à de meilleures conditions de travail4 et au développement d’un réseau social soutenant5. Si on ajoute qu’une bonne estime personnelle chez de jeunes adultes est associée au développement de relations amoureuses durables6, les raisons d’améliorer son estime personnelle ne manquent pas!

Développement de l'estime de soi

Comment se développe l’estime de soi?

On peut regrouper les différents facteurs qui influencent le développement de l’estime de soi saine en deux groupes : les facteurs externes et les facteurs internes.

Facteurs externes

Facteurs externes liés au développement d’une bonne estime de soi

Les expériences vécues à l’enfance, dans la famille, puis à l’école, sont sûrement les facteurs externes les plus importants dans le développement précoce de l’estime de soi. Un regard positif posé par les parents (ou par les autres adultes significatifs) sur un enfant de même que leur soutien émotif permettent à celui-ci de développer la conviction qu’il a de la valeur, qu’il mérite d’être aimé, d’être respecté7. Les expériences vécues à l’école (p. ex., réussite scolaire, sentiment d'être accepté par les autres, succès dans les sports et les autres activités parascolaires) sont ensuite à la fois influencées par l’estime qu’a l’enfant de lui-même (c.-à-d., il se sent recherché et apprécié par les autres) et deviennent une influence sur le développement de cette estime de soi8. Avec l’adolescence, des expériences positives au plan amoureux s’ajoutent aux facteurs qui peuvent influencer une bonne estime. Des articles suggèrent de mettre en place des programmes pour favoriser le développement et le maintien d’une estime personnelle robuste qui permette à l’enfant de bénéficier de tous les avantages qu’elle procure. Mais que peut-on faire, une fois adulte, lorsque l’éducation reçue ou les expériences de vie n’ont pas permis d’acquérir le sens que l’on a de la valeur? C’est là l’importance que prennent les autres facteurs dont il est question ci-dessous.

Facteurs internes

Facteurs internes liés au développement d’une bonne estime de soi

Bien que l’estime personnelle soit généralement stable à travers le temps chez une personne adulte, il est possible de l’améliorer 9,10. En effet, puisque ce concept se définit comme la conviction d’avoir de la valeur, à ses yeux et aux yeux des autres, il est possible de « bâtir » cette conviction. Pour y arriver, Nathaniel Branden, un pionnier dans le développement et la promotion du concept d’estime de soi, propose de baser sa vie sur six principes :

  1. Une vie consciente

  2. L’acceptation de qui on est

  3. La prise de responsabilité

  4. L' affirmation de soi et de ses valeurs

  5. L’orientation de sa vie vers un but (Living purposefully)

  6. L’intégrité

thérapie pour l'estime de soi

L'estime de soi en thérapie

Le respect de ces principes permet de développer et de maintenir une bonne estime personnelle, selon l’auteur. Et ce sont en général les conséquences d’une psychothérapie où la personne est amenée à explorer son passé, son présent, à se voir et à se comprendre un peu plus. À travers une relation thérapeutique marquée par la bienveillance, le client peut arriver à mieux s’accepter lui-même, une condition essentielle pour vraiment prendre ses responsabilités et assumer son autonomie, assumer son authenticité. Cette prise de responsabilité peut être accompagnée d’une plus grande capacité à affirmer avec conviction qui l’on est et ce en quoi l’on croit ( affirmation de soi et de ses valeurs ). Le développement de la conscience de soi permet aussi de découvrir quels sont les buts qui sont porteurs de sens et qui permettent de faire des choix et d’orienter ses actions vers l’accomplissement de ses désirs. Et enfin, la conscience de soi, de ses convictions et de ses désirs permet d’aligner son comportement sur cette conscience, afin de respecter une certaine intégrité personnelle. Ainsi, la psychothérapie peut être un vecteur extraordinaire pour développer un amour-propre sain et robuste.

Je m’efforce d’offrir ces conditions à mes clients, en thérapie, surtout auprès de clients qui présentent une fragilité à l’estime qu’ils ont d’eux-mêmes.

Pour d'autres questions à propos de l' estime de soi ou pour prendre rendez-vous, vous pouvez entrer en contact avec moi à partir du lien ci-dessous.

Ouvrages cités

  1. Orth, U., Robins, R.W., Trzesniewski, K.H., Maes, J., & Schmitt, M. (2009). Low self-esteem is a risk factor for depressive symptoms from young adulthood to old age. Journal of Abnormal Psychology, 118, 472-478. doi: 10.1037/a0015922
  2. Sowislo, J.F., & Orth, U. (2013). Does low self-esteem predict depression and anxiety? A meta-analysis of longitudinal studies. Psychological Bulletin, 139, 213-240. doi: 10.1037/a0028931
  3. Boden, J.M., Fergusson. D.M., & Horwood, L.J. (2007). Self-esteem and violence: testing links between adolescent self-esteem and later hostility and violent behavior. Social Psychiatry and Psychiatric Epidemiology, 42, 881-891. doi: 10.1007/s00127-007-0251-7
  4. Kuster, F., Orth, U., & Meier, L.L. (2013). High self-esteem prospectively predicts better work conditions and outcomes. Social Psychological and Personality Science, 4, 668-675. doi: 10.1177/1948550613479806
  5. Marshall, S.L., Parker, P.D., Ciarrochi, J., & Heaven, P.C.L. (2014). Is self-esteem a cause or consequence of social support? A 4-year longitudinal study. Child Development, 85, 1275-1291. doi: 10.1111/cdev.12176.
  6. Luciano, E.C., & Orth, U. (2017). Transitions in romantic relationships and development of self-esteem. Journal of Personality and Social Psychology, 112, 307-328. doi: 10.1037/pspp0000109
  7. Harris, M.A., Donnellan, M.B., Guo, J., McAdams, D.P., Garnier-Villarreal, M., Trzesniewski, K.H. (2017). Parental co-construction of 5- to 13-year-olds' global self-esteem through reminiscing about past events. Child Development, 88, 1810-1822. doi: 10.1111/cdev.12944
  8. David A. Cole, D.A., Maxwell, S.E., Martin, J.M., Peeke, L.G., Seroczynski, A.D., Tram, J.M., Hoffman, K.B., Ruiz, M.D., Jacquez, F., & Maschman, T. The development of multiple domains of child and adolescent self-concept: a cohort sequential longitudinal design. Child Development, 72, 1723–1746. doi: 10.1111/1467-8624.00375
  9. Branden, N. (1995). Six pillars of self-esteem. Bantam:New York, NY.
  10. Jacoby, M. (1996). Shame and the origins of self-esteem: A jungian approach. Routledge:New York, NY.